Nouvelle ville, nouveau pays, nouvelle langue : autant de raison d'être anxieux à l'idée de se frotter à un nouveau marché locatif. Spécialiste du marché londonnien pour les expatriés, l'agent immobilier et chasseuse d'appartement Leslie Cottenceau-Mathurin vous livre ses conseils pour louer sereinement.
1) Bien évaluer le marché : même les parisiens se font surprendre par le prix des locations a Londres. Non, Paris n’est pas la ville la plus chère dans ce domaine. Un conseil avant de jeter votre dévolu sur un quartier : étudiez de facon réaliste le coût des loyers en fonction des quartiers et n’hésitez pas a vous faire conseiller par un professionnel. A noter que sur Londres, les loyers sont souvent affichés à la semaine.
2) Evaluer la superficie des chambres dès l’annonce ! Les anglais ne précisent pas forcément la superficie du logement et ne parlent pas de F3 ou de trois pièces mais de « Two bedroom ». Sauf qu’ici, peut être légalement nommé chambre, un couloir avec fenêtre dans lequel il est possible de loger un lit simple. Et uniquement un lit simple ! Prenez donc garde aux termes « study » qui décrivent aussi un bureau et annoncent souvent un espace petit et préférez les « double bedroom » aux « simple bedroom ».
3) Les charges, quelles charges ? A Londres, il n’y a pas de charges à proprement parler pour le locataire (poubelles, nettoyage, etc.). Par ailleurs, quand l’eau chaude et le chauffage sont du fait de l’immeuble, ils sont souvent déjà intégrés au prix du loyer. Reste l’électricité et l’eau froide à compter dans les coûts en sus. Optionnels, la licence TV et l’accès Internet sont à financer par le locataire.
4) La « counsil tax ». Etes-vous chanceux du fait de votre localisation ou non ? Car la counsil tax dépend du « borough » (sorte d’arrondissement) dans lequel vous vous trouvez à Londres. Elle est calculée en fonction de votre loyer. Des « band » precisées sur les sites internet de chaque borough vous permettent de savoir dans quelle tranche vous allez entrer, et donc combien vous allez payer. Sauf que le montant de départ diffère franchement d’un borough a l’autre. En band A (jusqu'à 40 000 pounds de loyer par an), le coût passe du simple au double entre le borough de Westminster (où les loyers sont généralement plus élevés) et celui d’Islington. A vérifier donc avant de louer pour connaître d’emblée vos dépenses annuelles : loyer + counsil tax.
5) La durée du contrat. Le contrat de location peut être en « short term » : moins de 6 mois ou en « long term » : 6 mois au moins. Le premier système est souvent plus coûteux, le propriétaire estimant qu’il va lui falloir retrouver des locataires plus souvent et peut être réaliser des travaux de décoration entre les locations. A noter que le préavis de départ est couramment de deux mois.
6) Le dépôt de garantie. Longtemps sujet de discorde au moment du départ du locataire et, parfois, conservé abusivement par le propriétaire, le dépôt de garantie doit désormais être placé sur un compte indépendant et sécurisé appelé DPS. En cas de désaccord a la fin de la location, il permet l’intervention d’une partie tierce pour réaliser une médiation et arriver a la solution la plus juste possible pour les deux parties.
7) Meublé ou pas. Les appartements meublés sont très courants à Londres. N’en déplaise à ceux qui veulent amener tout leur petites (ou grosses) affaires sur le sol anglo-saxon. Néanmoins, il est souvent possible de discuter avec le propriétaire sur ce point. Aussi, ne vous détournez pas d’un appartement ou il est précisé « fully furnished » sous prétexte que vous souhaitez aménager avec un canapé encombrant !
8) « I do not not speak English ». Non, tout le monde ne parle pas anglais avant d’arriver à Londres. Certains se rendent d’ailleurs dans la capitale britannique pour progresser en ce sens. Pour ceux-là, il existe des agences immobilières francophones comme Liamour Ltd Real and Letting agents et Century21 Abbey-Road pour vous orienter et vous accompagner tout au long de votre recherche. Un service payant ou gratuit, en fonction des prestations proposées.
9) Les fournisseurs de gaz, d’eau et d’électricité. A Londres aussi, il existe plusieurs fournisseurs d’énergie qui proposent des prix plus ou moins attractifs. Malheureusement pour le locataire, c’est le propriétaire qui choisit le fournisseur. Pas question d’en changer sans son accord. Toutefois, si la facture devait être franchement moins salée avec un fournisseur concurrent, n’hésitez pas a y sensibiliser votre propriétaire qui a pour objectif premier de vous rendre suffisamment heureux pour vous garder le plus longtemps possible. A noter que les installations au gaz doivent impérativement avoir été contrôlées il y a moins d’un an au moment de votre aménagement. Vous pouvez demander une copie de ce certificat à votre propriétaire ou à l’agence.
10) Les frais d’agence. Il n’y en a pas a ! A Londres, les frais des services de location incombent au propriétaire. D’où son intérêt de vous garder longtemps. Le futur locataire n’a à s’acquitter que de frais de dossiers : usuellement autour de 100 pounds. La seule dépense du locataire est celle de l’état des lieux, s’il est effectué par un professionnel à son arrivée et au moment de son départ. Les frais sont alors partagés entre les deux parties. S’il n’y a pas d’état des lieux ou seulement avec le propriétaire, pas de panique ! En cas de dommage, le doute profite alors au locataire.
Spécialisés dans la recherche d'appartements et de maisons, Leslie Cottenceau-Mathurin et ses partenaires mettent leur savoir-faire professionnel à votre service pour dénicher votre nouvelle propriété en Angleterre. Vous souhaitez davantage de détails sur nos services ? Contactez-nous par email à leslie.cottenceau@gmail.com ou par téléphone au +44 (0) 789 90 53 984.